LES BAZELS AVEC LA CERISE SUR LE GATEAU
C’est le capitaine Fabien Tougne (photo) qui l’offre au club après une rencontre mémorable. Au 1er acte, avec le vent, les landais de Gabarret dominent mais les Bazels conquérants en touche inscrivent 3 essais en contre pour mener 17 à 11 aux citrons. On se dit qu’avec le vent au 2ème acte…Mais les pénalités pleuvent sur des verts et noirs réduits à 13 qui encaissent 2 essais et sont menés 21 à 17. Pédou sonne la révolte, marque l’essai qui donne l’avantage. Hélas, à la dernière seconde, encore une faute pour l’égalisation landaise. L’entame de la prolongation est catastrophique pour nos couleurs qui encaissent 2 essais. Au changement de côté, les Bazels se donnent à fond, dominent, pénètrent deux fois dans l’en but adverse, réduisent le score sur pénalité. La pression continue et la défense adverse cèdent dans l’ultime minute de jeu. Score final 34 partout. Au tirs au but, après avoir menés 3 à 1, les landais craqueront. Dommage qu’un tel match, joué dans un bel esprit, désigne un laissé pour compte. Ce seront les bigourdans de Rabastens que les Bazels croiseront dimanche 7 juin à 15h. albert ESTRADE
GABARRET 34 (4 PENALITES)
(M-T: 17-11 pour Villeneuve-du-Paréage; fin du temps réglementaire: 24-24; fin des prolongations: 34-34). 5 pénalités à 4 pour Villeneuve-du-Paréage. Arbitrage de M. Jipoulou.
Pour Villeneuve-du-Paréage: cinq essais de Selvestrel (6e, 30e, 98e); Sébastien Gonzales (40e); Pédoussaut (70e); une pénalité (95e) et une transformation (70e) de Selvestrel; deux transformations (40e, 98e) de Dejean.
Pour Gabarret: cinq essais de Sautiran (36e); Larrieu (42e); Dulin (46e); Ramazeilles (82e, 90e); trois pénalités (5e, 34e, 73e) de Dulin.
VILLENEUVE-DU-PAREAGE. Mouty; Pédoussaut; Berdeil; Fontaine; Degruttola; Lavigne Th.; Breil; Linas; Dejean (m); Tougne (o); Gonzales Seb.; Fauré; SelvestrelTournil; Commenges. Remplaçants: Balma; Ros; Roubichou; Lavigne; Amouroux; Gallego. Entraîneurs: Soubrié et Lansalot.
GABARRET. Nassan; Fedieu; Bribet; Millepied R.; Vignolles; Ginglardi; Millepied Q.; Malartic; Bats (m); Dulin (o; cap.); Sautiran; Castandet; Dubos; Renault; Dubouch. Remplaçants: Larrieu; Guglardi; Pere; Maronse; Bengué; Duprat; Ramazeilles.
Cardiaques s’abstenir. Quand on est supporters villeneuvois, on sait ce que suspense veut dire. Après une qualification ric-rac arrachée la semaine passée face à Ibos, les hommes du duo Soubrié-Lansalot sont allés chercher au plus profond de leurs tripes leurs dernières forces pour s’ouvrir les portes des huitièmes de finale. Un chassé-croisé magnifique et indécis. «On a eu peur, pouvait souffler le président ariégeois dans les vestiaires. C’était un match propre entre deux belles équipes qui ont joué le jeu jusqu’au bout. On savait que le coup était jouable. On a le soleil avec nous (rires). Tout ce qui se passe dans ce championnat de France, c’est du bonus.» A la pause, les Villeneuvois pensent avoir fait une bonne partie du chemin. Avec déjà trois essais dans la musette, Gabarret pointe à six longueurs (11-17). C’est peu et beaucoup à la fois. Au retour des vestiaires, la mayonnaise prend une drôle de tournure. En six minutés, Villeneuve encaisse deux essais (21-17, 46e). C’est parti pour un suspense insoutenable. A dix minutes de la fin, Pédoussaut s’arrache pour l’essai du bonheur. Surtout que Déjean ne tremble pas au moment de la transformation (21-24, 70e). Mais Dulin va envoyer tout le monde en prolongations quelques secondes plus tard (24-24, 73e). Et quand Ramazeilles donne dix points d’avance à ses couleurs dans la première partie de l’extra-time, on craint le pire pour les Ariégeois. Mais le cœur villeneuvois n’est pas un vain mot. Selvestrel rapproche les Bazels à un essai transformé de Gabarret (34-27, 95e). Il ne reste plus que cinq minutes à jouer. Et, à deux minutes du trille final, Selvestrel, l’homme du match côté ariégeois, marque le dernier essai de la partie. Déjean rajoute les deux points de la transformation (34-34, 98e). Tout va se jouer aux pénalités. Scenario rarissime. Menés 3-1, les Villeneuvois vont une nouvelle fois inverser la tendance pour s’imposer cinq pénalités à quatre au terme d’un suspense étouffant. Quel match!
Lionel Lasserre
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